samedi 14 février 2009
LES CANGACEIROS: DURVINHA ET MORENO (3)
vendredi 13 février 2009
BRÈVES DE RECIFE
Récital de cordel sur la plage de Boa Viagem, la mairie a installé toute une aire de jeux, sport et spectacles avec une scène, mercredi à 20h30 c'est le tour des poètes d'Unicordel d'intervenir, José Honório fait une entrée sur scéne des plus cocasses il a des lunettes jaunes qui clignotent un pantalon jaune tout frangé et saute partout en rytme avec la fille qui danse le frevo, des musiciens aussi qui font partie du groupe qui va accompagner Cordel em folia samedi au marché de Boa Vista, chacun vient réciter en y mettant force et conviction mais le micro sature par moment et ça perd du relief pour ne plus sembler que braillard, pour le final ils nous font à plusieurs en avant-première le cordel qui a été fait collectivement cette année autour d'un cordeliste classique, José Martins de Althayde et viennent le distribuer aux quelques spectateurs, le tee-shirt qu'ils font chaque année à l'occasion du Carnaval et vendent pour se faire quelques ronds est prêt lui aussi mais ils n'ont apporté que des grandes tailles, pas pour moi, je l'achèterai samedi.
mercredi 11 février 2009
UNE CANGACEIRA: SILA (2)
mardi 10 février 2009
SERRA TALHADA ET LE CANGAÇO
Cleonice passe tout le trajet à raconter et raconter encore, la petite maison où naquit Lampião et qu'ils ont retapée et transformée en musée est celle de la grand-mère, les parents habitaient un peu plus loin, la mère venaient accoucher là et puis repartait chez elle avec le nouveau-né, Lampião fut le seul à rester là après. Elle me fait part aussi d'une histoire que peu de gens connaissent, la mére de Lampião avait une liaison avec une homme marié et elle tomba enceinte, pour elle c'était la fin , l'amant décida alors de proposer sa petite amie à un homme qu'il connaissait et pour le geste, se marier avec elle, il recevait un lopin de terre, ainsi fut fait. Antônio , l'aîné n'était que le demi-frére de Lampião, il devient lui aussi cangaceiro et meurt acidentellement en chahutant avec Luis Pedro, le cangaceiro recruté à Triunfo. Celui -ci prêt à payer de sa vie pour ce coup mortel, raconte tout à Lampião qu'on est allé chercher à 3 lieues de là puis lui tend son arme en disant: "Voilà mon arme, fais de moi ce que tu voudras" , Lampião lui aurait alors répondu : "Tu es courageux, petit. A partir de maintenant, tu vas prendre sa place et désormais mon frére c'est toi".
lundi 9 février 2009
JUAZEIRO DO NORTE (CEARÁ)
dimanche 8 février 2009
LES FEMMES DU MMTR: ANEIDA (4)
LES FEMMES DU MMTR: APARECIDA (3)
LES FEMMES DU MMTR: BENEDITA (2)
LES FEMMES DU MMTR: VANETE (1)
samedi 7 février 2009
SERTÃO DO PAJEU: JOSUÉ, POÈTE ET SYNDICALISTE
lundi 2 février 2009
LES CANGACEIROS: CORISCO ET DADÁ (1)
Corisco avait reçu ce surnom pour sa beauté physique, sa stature et ses longs cheveux blonds. En 1924 il déserte de l'armée et rejoint Lampião mais des divergences font qu'il se sépare et forme sa propre bande. En 26, il enlève Sérgia Ribeira da Silva dite Dadá qui a juste 13 ans même si elle mesure 1m7o pour en faire sa femme et la viole. Dadá va d'abord éprouver une grande haine à son égard pour l'avoir raptée et violée mais Corisco découvre qu'elle n'est encore qu'une gamine et se montre tendre avec elle , il joue avec elle, lui fait des objets pour s'amuser . Puis comme elle est analphabète, il tient à lui apprendre à lire et à écrire, la premiére réaction de Dadá c'est de refuser , Corisco lui aurait alors dit " Celui qui ne sait pas lire ni écrire signe son arrêt de mort", et Dadá accepte alors tout comme elle apprend aussi à compter et elle va s'entraîner au fusil. Elle sera la seule femme du cangaço à être en première ligne des combats. Peu à peu Dadá va éprouver de la sympathie pour Corisco puis un grand amour au point que , des années plus tard, en 1940 quand la brigade volante va les attaquer, on raconte que Dadá aurait cherché à protéger Corisco qui avait la main droite paralysée à la suite d'un combat. Le Diable blond est atteint aux intestins, il survit 10 heures, elle reçoit une balle dans la jambe et elle devra être amputée de la jambe droite presque entière car elle est gangrenée. Ce fait permettra à Cosme de Farias d'obtenir sa libération en 1942. Ils seront des rares cangaceiros qui se marieront officiellement. De leurs 7 enfants cachés chez des parents à eux, 3 seulement survivront.
jeudi 29 janvier 2009
SERTÃO ET CANGAÇO
Ce qui est curieux c'est que le musée du cangaço de Triunfo a été créé par une bonne soeur qui n'avait pas de sympathie particulière pour Lampião mais comme il recruta deux hommes de la ville dans sa bande, elle a tenu à honorer leur mémoire. L'un d'eux, Luis Pedro devint son homme de confiance et mourut dans la même embuscade. Lampião s'installa dans la région , entre Princesa Isabel et Triunfo en 1923-1924 et vint plusieurs fois après à Triunfo où il avait l'appui de 2 coroneis et quelques hommes politiques jusqu'en 1926.
Dans la première salle du musée, ce qui saute aux yeux tout de suite c'est les armes (fusils et poignards dont ceux de Lampião et de Corisco) et les photos sur tout un pan de mur de quelques moments de la vie des cangaceiros. On trouve aussi des gourdes, des besaces, 2 harnais et des chapeaux. La deuxième salle est plus orientée vers les représentations artistiques : xylogravures et tableaux sur Lampião et on y voit aussi l'acte de naissance et celui du baptême de Virgulino Ferreira dit Lampião. dans les autres salles , c'est plus du matériel de l'époque, tourne-disque, machines à écrire, vieilles radios et puis vient une salle avec des statues de saints et la dernière piéce est en fait une salle de classe pour enfants défavorisés.
La femme du musée m'explique qu'à la mairie travaille une femme qui a écrit un livre et fait des recherches sur le cangaço et qu'on peut aussi visiter la Casa Grande das Almas où se réfugiait Lampião. Terezinha, de la pousada, passe un coup de fil pour prévenir que j'y vais. La maison se trouve à la sortie de la ville, à cheval donc entre le Pernambouc et le Paraíba et appartient à un juge qui a tenu à respecter l'architecture et la structure, il l'a fait restaurer et l'a aménagée. C'est Paulo, le gardien de la maison qui me raconte tout ça, le juge travaille à 50 km de là et ne vient que le week-end. "Il arrive, il change de tenue, c'est un homme tout simple, on le voit là, on ne dirait pas qu'il est juge, j'ai presque l'air mieux habillé que lui" me dit Paulo en me montrant l'endroit de la maison où passe la frontiére, c'est dans la salle à manger mais il se montre sceptique sur cette histoire de refuge de Lampião même si comme tant d'autres ici il le considére comme un héros, courageux possédant le sens de l'honneur et de la justice.
Paulo en profite pour me montrer toute la propriété, de la cave au grenier en passant par la cuisine, dans une maisonnette à côté de la maison et puis les terres et le puits qu'on est en train de creuser, pas de probléme pour le temps qu'il me consacre il est disponible et il rend grâce au ciel de lui avoir donné ce travail, il bosse là depuis 20 ans, il avait commencé à travailler aux champs mais n'aspirait qu'à une chose , trouver un boulot moins tuant et moins ingrat que ça et il a été exaucé, dixit Paulo. Il me raconte aussi qu'il n'a pas d'enfant car il a passé sa jeunesse à courir les filles et aprés trop tard pour le mariage mais il a une bonne amie et ça lui va bien comme ça et comme la soeur du juge qui habite là aussi a pris en charge l'éducation du neveu de Paulo, il ne se sent pas tout seul. Sa dernière confidence c'est pour le football, son équipe favorite c'est l'argentine sans qu'il ait la sensation de trahir le sport brésilien.
J'ai fait une rando avec l'idée d'arriver au Grito, endroit qui servait de repaire aux cangaceiros, bien loin des habitations mais vu la chaleur et le dilemne à une croisée de chemins , je ne suis pas allée jusqu'au bout.
Le sertão impossible de l'oublier dans l'endroit où je suis pour faire ce blog, sur la terrasse de la pousada, à la tombée de la nuit, des centaines d'insectes qui volent bas, des moustiques qui me bouffent les jambes et de temps en temps une grenouille sauteuse, hier j'ai trouvé aussi devant la porte de ma chambre un gros crapaud noir avec des taches blanches sur le dos mais il n'a pas voulu rester pour la photo.
UN PETIT COUP DE CACHAÇA
Faut dire ausi que le proprio de la pousada où je suis a des terres, juste derrière le parc de l'auberge, et sur ces terres un engenho où l'on fabrique la cachaça, occasion d'une balade, une jeune femme nous emmène visiter les lieux, d'abord la presse dans la cour où est essorée la canne à sucre après trempage puis les différentes salles pour chaque étape, fermentation, maturation, distillation en alambic et pour finir deux ans de vieillissement en fûts. Une partie de la salle de l'alambic est réservée à la rapadura (confiserie hypersucrée) et à la mélasse obtenue de la canne.
Selon le prospectus placardé au mur de la salle de vente, la cachaça est considérée comme écologiquement correcte, on utilise le coração du produit distillé ce qui préserve son caractére singulier , et son arôme et son goût sont accentués par la culture en altitude avec une grande amplitude thermique allant de 10° en hiver à 26° en été, ce qui donne une maturation excellente pour le produit . Ils ont fait la feria alimentaria de Barcelona il y a deux ans. On peut évidemment la goûter à la plantation comme à l'auberge où le petit tonnelet avec petits godets en plastique trône sur le comptoir qui sépare la cuisine de la salle à manger. Elle est coriace, très parfumée, je pense que je vais en rapporter une bouteille.
On discute un peu avec la fille, elle travaille là depuis 9 ans, en général plutôt dans le secteur fabrication de la confiserie mais il peut y avoir des roulements, les patrons emploient en fixe 9 personnes à l'intérieur et 3 dans les plantations mais au moment de la récolte, il y en de 25 à 30 en plus (coupeurs, chauffeurs, ...) Ici tout se recycle et le reste de canne séche sert de combustible pour les différents appareils. Elle habite une ferme à 2 km du centre ville, se lève tous les matins à 5h30 et vient à pied jusqu'ici . De sa ferme , elle tire juste les légumes pour la conso familiale car ils ont peu de terres cultivables, son père autrefois louait des terres pour produire en grande quantité et faire vivre la famille. Elle s'estime heureuse d'avoir ce boulot car il y a des problémes d'emploi dans la région mais ce qui est sûr c'est que la notion de solidarité et d'entraide est ici une réalité et ils arrivent à s'en sortir comme ça.
La cachaça reçoit aussi parfois le nom de pinga . Doù ça vient? Voilà l'histoire en portugais d'abord.
A cachaça surgiu como tudo por acaso. O caldo de cana levado ao forno pelos escravos era mexido para criar o melado. Um día esqueceram de mexer a panela e o produto azedou. O azedo era alcool que evaporava, ia ao teto e pingava, ja era a cachaça formada que "pingava" daí o nome de pinga. Ao pingar do teto nas costas marcadas pelos açoites, "ardia" muito daí o nome de "agua ardente". Ao pingar ao rosto dos escravos, a bebiam e ficavam alegres então passaram á bebê-la sempre que queriam alegra-se. Qualquer que seja o nome, ela caiu no gosto de toda população.
(fonte: museu do homem do Nordeste)
On a découvert la cachaça , un peu comme tout par hasard. Le jus de canne était appporté jusqu'au four par les esclaves pour faire la mélasse. Un jour ils oubliérent de remuer et le produit fermenta, en s'évaporant vers le toit, le jus fermenté gouttait. C'était déjà de la cachaça qui gouttait d'où son nom de "goutte ". Sur le dos des esclaves marqués au fouet, elle brûlait d'où le nom d'"eau de feu" mais si elle gouttait sur leurs visages il la buvaient , ça les rendait gais et ils prirent l'habitude d'en boire chaque fois qu'ils voulaient se sentir bien. Quelque soit le nom qu'on lui donne, la boisson a conquis toute la population. (source: Museu do Homem do Nordeste)
mercredi 28 janvier 2009
TRIUNFO ET ALENTOURS
De la caimba on part pour la furna dos Holandeses , une grotte assez basse, vaste aussi et si on veut s'y aventurer plus profond il faut une lampe de poche, là aussi petit droit d'entrée de 1 R que touche la famille. Ce qu'on nous a réservé pour la fin c'est le pic do Papagaio qu'on atteint cahin-cahin après une plantation de café dont la récolte est vendue à l'extérieur de l'état et pas torréfiée sur place. C'est dans cette zone où l'on n'arrête pas d'entrer et de sortir du Pernambouc et du Paraíba que Barraudo nous parle de la maison à cheval sur les 2 états, a Casa Grande das Almas où Lampião avait des potes , il s'y réfugiait et comme en ce temps-là, la police d'un éta n'avait pas le droit d'intervenir dans un autre, c'était tout simple: en fonction de la police qui le pourchassait, Lampião se mettait hors d'atteinte en passant d'un côté ou de l'autre de la maison.
Au pic , on trouve encore un Christ Rédempteur, un de plus, celui-ci miniature, installé sur une roche qui ne repose que par 3 points sur le sol, de l'autre côté, le careta, la statue du personnage de Carnaval ici est deux fois plus imposante, elle s'agrémente d'un fouet , coutume aussi du coin qu'on retrouve pour le carnaval. Au loin on aperçoit la ville de Princesa Isabel dans l'état du Paraiba, le soleil se couche alors qu'on est en train de discuter de paysages du Brésil avec la femme mariée à un allemand et qui a vécu en France.
Au retour je goûte le repas du soir traditionnel, plus que complet et encore je n'ai demandé qu'une demie-ration, soupe, tapioca, jambon , oeufs brouillés, fromage et une grosse part de gâteau avec du café ...au lait si on veut qui vient en direct de la ferme.
lundi 26 janvier 2009
INVITATION FEIJOADA
FRUITS DU BRÉSIL
Erica, essa é tradução de algumas sextilhas do seu cordel. Tentei respeitar as rimas mas não deu certo na primeira estrofa do maracujá, tradutore traditore como dizem os italianos.
Je ne peux pas oublier
La papaye, fruit tout sucré
Et sa valeur vitaminée
C’est la betacaroténe
Qui lui donne sa couleur orangée
Et la maracujá
Comme elle rien de tel
Elle est toute sucrée, quel délice
C’est un calmant sensationnel
Puissant relaxant
Pour qui vit en souffrant
Je parle de la maracujá
Fruit qui a du fer, est relaxant
Riche en phosphore et en calcium
Et c’est aussi um bon calmant
Il a aussi des vitamines
Le potassium comme fortifiant
La goyave quelle surprise!
Combat bien des maladies
Diarrhées, rhumes, refroidissements
Il y a aussi d’autres avis
Avec sa pulpe on fait des gâteaux
Et le fer est présent lui aussi.
L’acerola, chose incroyable
C’est un grand médicament
Efficace contre les rhumes
Elle soigne même le sujet pensant
Elle aide à cicatriser,
Bonne à tout moment
L’umbu sucré ou acide
Dans la recette de l’”umbusée”
Qui rend l’umbu tout crémeux
Cette boisson appréciée
Apporte vitamines et carbone,
À boire bien refrigérée.
Le cajou est bon pour les os
Pour l'appétit est stimulant
A du calcium, des hydrates de carbone
C'est un bon fortifiant,
Énergétique naturel
Également revitalisant
L'avocat vient au secours
Des os et de la vision
Il stimule l'appétit
Vitamines à foison
Il est très riche en graisses
Pour le cheveu, c'est l'hydratation
La jacá à son tour
Si grosse et si savoureuse
Outre son pouvoir énergétique
Rend les choses bien goûteuses
Sa pâte de fruit, c'est un bonheur
Dure ou molle peu importe.
Pour soigner la diarrhée
La carambole est sollicitée
Avec du potassium et du fer
Des vitamines intégrées
A,B,C dans votre corps
Chez elle, sont toute trouvées
Un autre fruit intéressant
Et de grande utilité
C'est le coco qui en soi
Est énergie, c'est la vérité
L'hydratation grâce à son eau
C'est sa grande propriété.
Pour qui ne boit pas de jus
C'est la boisson indispensable
Il existe une boisson gazéfiée
D'un fruit formidable
Guaraná, c'et son nom
Une petite baie bien appréciable.
Bien accrochée à la branche
Toute noire et délicieuse
Nait la jabuticaba
Fruit sucré, bien savoureuse
Elle stimule l'appétit
En plus d'être bien goûteuse.
La mangue est bien populaire
Au Brésil, trés consommée
Elle se montre au naturel
Ou bien en jus, bien mixée
Elle aide l'intestin
A trier ce qu'on a mangé.
La pitanga bien mûre
Tient à nous offrir
En plus de nombreuses vitamines
Qui nous font bien plaisir
Des glaces, des jus, des confitures
Pour nous faire forcir.
Une alimentation saine