vendredi 16 janvier 2009
ANA DAS CARRANCAS
jeudi 15 janvier 2009
O VELHO CHICO
Pour avoir un contact plus étroit, plus intime on va dire, avec le vieux Chico il faut savoir sortir de Petrolina, s'éloigner du centre de quelques km. La fourgo que j'ai prise en face du supermarché prend une route de terre que bordent des fermes et me laisse au début du chemin qui mène à l'embarcadère, il est là, il étale ses eaux vertes et presque tranquilles, le vieux Chico, c'est comme ça que tous les gens ici appellent le fleuve, le Saõ Francisco. Les indiens Cariri eux, l'appelaient Opara, le fleuve-mer. Je le traverse en bateau pour aller passer la matinée à l'île du Rodeador, en largeur elle ne doit pas faire plus de 3o0 m et les tables des bars installées du côté opposé à l'embarcadère ont vraiment les pieds dans l'eau mais il ya vraiment trop de décibels à mon goût de ce côté-là et je reviens sur mes pas. Toute la matinée, c'est un va et vient des passeurs entre les deux rives, ils sont deux, légérement décalés dans leurs horaires l'un par rapport à l'autre, chacun a son embarcadère et le concurrent au mien a une carranca à la proue. Ils ont tous les 2 des immatriculations de Juazeiro, la ville de l'état de Bahia face à Petrolina sur l'autre rive, ai-je changé d'état sans m'en rendre compte. Les carrancas étaient ces figures de proue destinées à protéger l'embarcation des créatures malfaisantes du fleuve et des risques de la navigation. La légende dit que s'il y avait péril, la carranca poussait 3 gémissements. Elle représente une tête mi-homme mi-bête (cheval, vampire, chien).
lundi 12 janvier 2009
CORDEL EM FOLIA
ARRASTÃO
dimanche 11 janvier 2009
UNICORDEL
On a rendez-vous au marché de Boa Vista à 10h du mat, c'est José Honório, le président de l'assoc Unicordel qui m'accueille, le temps qu'on nous installe des chaises et une table car le bar de Leleu démarre sa journée, puis petit à petit, d'autres cordelistes vont nous rejoindre. Je plonge dans l'historique du groupe, l'idée est venue de lui ici-même un matin comme aujourd'hui, il en a parlé aux cordelistes qui étaient là et c'était parti , il y a de ça 3 ans, leur but c'était de défendre et promouvoir la poésie populaire et son oralité , de proposer des interventions et récitals sur les marchés, dans les écoles, etc. L'association regroupe cordelistes, poètes, récitants , éditeurs et chercheurs d'un peu partout dans l'état de Pernambouc. Ce n'est que depuis septembre de l'année derniére qu'ils se sont déclarés légalement comme association, ce qui leur permet de pouvoir prétendre à un soutien de la part de la mairie de Recife. José me cite, entre autres réalisations, le début d'une collection "Arrecifes do cordel" lancée en octobre 2008 avec le tome 1 sur les movimentos sociais , le livre, que j'avais vu en librairie la semaine dernière, se compose de 10 cordels de 10 auteurs différents. Autre chose à leur actif, le CD Cordas e Cordéis do Recife que José m'offre ainsi que quelques-uns de ses folhetos.
Le dimanche, à midi, dans 2 marchés de la ville, il y avait des récitals de poésie mais celui du marché de Madalena a été suspendu temporairement. Ce dimanche à midi, doit intervenir Allan Sales, membre du groupe mais j'y arrive un peu tard et il n'est plus là. Celui qui lui a succédé chante en espagnol , accompagné d'un guitariste puis intervient un autre , en solo.
vendredi 9 janvier 2009
TAMANDARÉ
mardi 6 janvier 2009
JOURNÉE CULTURELLE
lundi 5 janvier 2009
BRÈVES DE RECIFE
Aujourd'hui à la télé, court métrage d'une journaliste Mariana Lacerda sur l'enfant -araignée, o Menino-Aranha, une légende urbaine de Recife dans les années 90. João Tiago da Silva commettait des petits vols dans des apparts des quartiers de Boa Viagem et de Piedade en escaladant des immeuble à des hauteurs vertigineuses pour un gamin de 7-8 ans . Symbole de l'exclusion sociale, il était né à l'hôpital psychiatrique de la Tamarineira où sa mère était internée la plupart du temps. Il s'enfuit plusieurs fois de centres de détention pour mineurs . Il grandit et continua d'escalader pour voler, créant une psychose collective autour de lui et il fut abattu à 18 ans en décembre 2005. Le court-métrage donne une autre vision de ce gamin considéré comme un danger public.
Tant qu'on y est, quelques mots sur l'hôpital de la Tamarineira. L'année dernière, quand on était là en juillet, on avait participé à une action de soutien et manifestation pour défendre l'hôpital et le parc attenant contre ceux qui voulaient en faire un centre commercial. Des voisins ont commencé par créer le mouvement Tamarineira:loucos por ela (Tamarineira: on est fou d'elle) et puis des gens de tout poil et de tout bord ont participé aux actions mais pour l'instant rien de nouveau sous le soleil, personne n'en parle ni dans un sens ni dans un autre.
Bonne nouvelle: le Secrétariat de Défense Sociale vient de lancer Operação sossego, Opération tranquillité, contre la pollution sonore en bord de mer, sur la plage de Tamandaré au sud de Recife, il y a déjà eu 9 interventions, pas d'amende mais obligation d'éteindre l'appareil de son. J'applaudis (je ne suis pas la seule d'ailleurs) car le niveau de nuisance sonore est ici des plus élévés, dans les bars il faut beugler pour se faire entendre et sur la plage le petit vendeur de CD piratés met toujours le son pour s'annoncer au maximum.
Une tradition propre au Nordeste, c'est la Queima da Lapinha qui marque la fin des festivités de Noël, jour de l'An et rois mages, tous les personnages de la crèche en sont retirés et l'armature de la crèche est portée en procession jusqu'à l'église du quartier et là, elle est brûlée jusqu'à être réduite en cendres, on considère alors officiellement ouverte la période du carnaval.
Le prix de la bonbonne d'eau de 20 litres vient de passer de 2 reaís à 3 et il est question que ça augmente encore jusqu'à 3, 5 R avant la fin du mois.
jeudi 1 janvier 2009
SAINT SYLVESTRE À LA BRÉSILIENNE
mercredi 31 décembre 2008
EN VRAC
mardi 30 décembre 2008
ÇA Y EST, C'EST FAIT
*j'ai passé 2 jours à São João do Tigre ,
*je suis allé aujourd'hui au musée de l'homme du Nordeste dans le quartier de Casa Forte, tout n'est visitable car ils sont en train de préparer une grande expo mais le fonds est là , avec les figurines en terre d'Alto do Moura, les fers qu'on mettait aux esclaves, les objets servant aux champs etc..
* j'ai finalement acheté un MP4 pour enregistrer les conversations avec les cordelistes.
le reste maintenant , pour 2009!
lundi 29 décembre 2008
LA LOI MARIA DA PENHA
samedi 27 décembre 2008
PLAGE REPORTAGE
On s'amuse avec Carmen à faire la liste des petits vendeurs sur la plage, qui passent et repassent sans arrêt. Il y a des solitaires ou des entreprises familiales comme la caldeirada de Genival, le père a le triporteur et les gamins eux, passent avec des thermos rangés dans un grand sac.un espetinho une brochette
um caldinho, une sorte de soupe un peu épaisse aux haricots noirs avec un peu de viande ou crevettes
um carangueijo un crabe
um arrumadinho viande hachée rissolée servie avec feijão vert et légumes
empadas e pastelzinhos sorte de petits chaussons fourrés à la viande ou au poulet
queijo na brasa du fromage blanc solide planté sur un bâton et cuit à la braise
kibes boulettes de boulghour farcies à la viande, d'origine libanaise
escondinhos viande ou morue mélangée à de la purée et gratinée
agulha frita poisson de la famille Strongylura
ovos de codorna des oeufs de caille
um cavaquinho sorte de grand cylindre en pâte gaufrée, comme les cigarettes de mon enfance
as cocadas gâteaux faits de noix de coco rapée , elle peut être caramélisée ou nature
um dudu ou um picolê des glaces à l'eau
algodão doce de la barbe à papa
et aussi en vrac du poisson , un sandwich végétal, des huîtres, des grosse crevettes, des grillades, des hot-dog, des cacahuètes et noix de cajou, des chips et autres amuse-gueule, de l'ananas, de la salade de fruits, des fruits. La portion standard pour tous ces plats c'est une assiette en plastique creuse de la taille d'un demi-bol (voir photo)
le roi de la plage, o coco verde
uma raspadinha boisson à base de fruits ou sirop qui a la consistance du granizado espagnol
des boissons gaseuses (je ne ferai pas de pub), de la bière, de la cachaça, des jus de fruits naturels
et pour les gosses
des jouets en plastique, des moulinets, des cerf-volants, des bouées
on n'oublie pas le service tatouage sur place et l'homme qui vend des petites perruches bleues et vertes, je crois qu'on a fait le tour.
PLAGE, MODE D'EMPLOI
vendredi 26 décembre 2008
GONZAGA DE GARANHUNS
Gonzaga va aussi m’expliquer pêle-mêle qu’il n’aime pas les anglicismes dans le portugais du Brésil , qu' il existe une literatura de cordel porno, vendue sous pochette plastique pour ne pas tomber dans les mains des gosses.
On revient à Lampião, il me lit avec forces gestes et intonation son cordel sur l’histoire du cangaceiro, un des plus grands stratèges du Nordeste, à qui tout le monde obéissait. Gonzaga est d'ailleurs membre d’ ESBEC (Etude Sociale Brésilienne du Cangaço) il est allé jusqu'à Serra Talhada, lieu de naissance de Lampião et à 45 km de là, il a eu l’occasion de parler avec des cousins du cangaceiro. Il m’explique que le premier ennemi de Lampião, Saturnino, faisait partie de sa famille, la famille Nogueres. Lors d’un deuxième voyage dans le sertão, il va rencontrer trois survivants de la bande à Lampião âgés de 96, 102 et 94 ans à Palo Afonso dans l’état de Bahia. Sur ce , il m'entraîne visiter le centre culturel, ancienne gare de la ville et dans la salle de spectacles actuelle, passaient autrefois les rails.
mercredi 24 décembre 2008
ÇA S'AFFAIRE

mardi 23 décembre 2008
TRANSPORTS EN TOUS GENRES
À Caruaru j'ai découvert les motos-taxis, il y en a pas mal dans le centre-ville prêts à vous emmener où vous voulez, si c'est dans la ville c'est prix fixe 3 Reaís, soit 1,20 euro . Pour toute course dans les faubourgs, ça se marchande. A quoi on les reconnait? D'abord s'ils sont libres, ils ont toujours un casque accroché au bras, ensuite , c'est comme le Port-Salut, c'est marqué dessus, sur le tee-shirt ou sur le gilet du conducteur. Les casques, il faut qu'ils s'adaptent à toutes les têtes, même les grosses. Après un pot sur le marché, j'en hèle un pour me ramener chez les copains, le casque est un peu grand mais bon ça ira, je me tiens au porte-bagages derrière et c'est parti , pas mal! il est prudent mais rapide aussi, c'est à refaire, plus cher que le bus mais ça vaut le déplacement, il semble que ce soit l'apanage des petites ou moyennes villes , il y en avait aussi à Garanhuns. Certains bus ici ont déjà beaucoup vécu, ils roulent dans un boucan d'enfer en tressautant sur la route parfois défoncée, ce n'est pas de tout repos. Celui qu'on voit ici, il est plutôt neuf, on monte par l'arriére, on paye à la receveuse et on passe la rolete, le tourniquet, faut pas être gros , il y en a parfois qui restent coincés . Comme les enfants ne paient pas, ils se faufilent sous le tourniquet. Par contre, on n'en demande pas tant à ceux qui bénéficient de la gratuité des transports, les personnes âgées montent par l'avant du bus ni aux femmes encientes ou avec des petits enfants qui montent par l'avant et vont payer ou font passer l'argent jusqu'au fond si le bus est plein. Dans les nouveaux bus où il y a pourtant des boutons pour demander l'arrêt, le système fonctionne comme dans les autres, il faut tirer sur la ficelle qui passe le long du couloir en haut du bus. Allez, encore un petit détail et je m'arrête, à toute personne qui monte avec des sacs ou paquets et doit rester debout, celui qui est assis va proposer de la décharger et de mettre les affaires sur ses genoux, sympa, non?
lundi 22 décembre 2008
A RÃ DANADA DO SERTÃO
dimanche 21 décembre 2008
SÃO JOÃO DO TIGRE ET LE SERTÃO
vendredi 19 décembre 2008
JE N'AI PAS ENCORE PU....
*voir Suely, cette amie de Brasilia car elle n'est pas venue le 18 comme prévu
*voir le Memorial de Mestre Galindo, céramiste à Alto de Moura, il est fermé le lundi
*aller à São João do Tigre, dans le sertão de Paraíba, on n'avait pas de voiture
*assister au concert de Dominguinhos, un des sucesseurs de Luis Gonzaga à Nova Jerusalen, plus de place dans le bus
*interviewer Jota Borges, un des plus grands cordelistes du Pernambouc car de Caruaru je suis repartie dans la direction opposée à Bezerros où il habite
*revoir le musée de l'homme du Nordeste à Recife, fermé pour travaux jusqu'au 18 décembre
*voir le musée du Forró, l'espace Elba Ramalho à Caruaru, même chose que le précédent
*rencontrer l'amie de Fernanda, une femme cordeliste
*aller écouter la chorale de Áurea, trop juste de temps
*voir la Casa de Artesanato de Garanhuns, j'y suis arrivée trop tard dans la soirée
* acheter de graveur à Garanhuns pour enregistrer les conversations avec les cordelistes, rupture de stock, jusqu'en janvier, j'en ai été quitte pour prendre des notes à la main parfois dures à me relire
MAIS RIEN N'EST PERDU